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30 juin 2011
CONDITIONS GÉNÉRALES DE PARTICIPATION
En soumettant sa candidature, le participant accepte que MASSIVart permette au public de s’approprier son œuvre et de la reproduire sur des affiches et/ou des vêtements le 16 juillet 2011 prochain dans le cadre du festival Quartier en Mouvement.
Toute utilisation ultérieure de l’œuvre soumise devra préalablement faire l’objet d’une entente entre le participant et MASSIVart.
En soumettant sa candidature, le participant accepte implicitement de respecter le thème imposé ainsi que les conditions générales de participation.
Pour soumettre sa candidature, le participant doit faire parvenir son œuvre à MASSIVart avant le 5 juillet 2011 (23 h 59) en remplissant ce formulaire en ligne. Seuls les formats JPG et AI seront acceptés.
THÈME IMPOSÉ
L’atelier de sérigraphie se déroulera dans le cadre du festival Quartier en Mouvement. Le thème est « le mouvement ».
DÉROULEMENT DE L’APPEL
MASSIVart choisira 5 œuvres parmi celles proposées. Dans l’éventualité où l’œuvre du participant serait retenue, ce dernier autorise MASSIVart à permettre au public de la reproduire sur des vêtements et/ou des affiches qui seront imprimés exclusivement le 16 juillet 2011.
Bonne chance!
Site Web de Quartier en Mouvement
Liste des artistes de Chromatic 2011
26 juin 2011
Merci à tous les artistes ayant participé à Chromatic 2011!
ILLUSTRATION ET DESIGN GRAPHIQUE
Élise Desrosiers
Émilie Bouchard
JP King
Jennifer Hamilton
Mathieu Blanchette
Mathieu Bories
Suzanne Marcil
Kristen McCrea
Benoit Tardif
Kate Puxley
Joanne Madeley
Minka Sicklinger
Alan Ganev
Maxime Francout
Joani Tremblay
PEINTURE
Kristen McCrea
Agathe Bodineau
Jessica Peters
Julie St-Hilaire
Karine Fréchette
Marie-Pier Malo
Marc-Antoine Joncas
Martine Frossard
Nicolas Lachance
Pierre-Luc Déziel
Sandra Chevrier
Justine Skahan
Sara Anstis
Vincent Tourigny
Philippe Chabot
PHOTOGRAPHIE
Anne Bertrand
Ève Lafontaine
Mathieu Fortin
Caroline-Ann Shea
Danny G. Taillon
Elizabeth Beaudoin
Jolin Masson
Olivier Mercier-Chan Kane
Emmanuelle Viera
Fanny Lafontaine-Jacob (La Vintaine)
François Pedneault
Marilyn Champagne
Raphaël Ouellet
Simon-Pierre Gingras
Richmond Lam
Robert Desroches
INSTALLATION
Baillat Cardell
En Passant
François Lalumière
Publié/Autopublié
Sergio Clavijo
Stéphanie Leduc
Tyson Park
VIDÉO
Philippe Chabot
Patrick Stasieczek
Kevin Calero
Yannie Quesnel
Robby Reis
Foumalade
En Masse
Dérapage
Christian Quezada
Pierre Paré-Blais
Elohim Sanchez
Cécile Gariépy
Katherine Fortier
Triptyqu3
Les Garçonnes
Jérôme Nadeau
Emmanuel Essler
Joe Clark
MUSIQUE ET VJS
Akido
Bowly
Chocobeets
DJ Brace
The Gulf Stream
VJ Ma
Mekele
M’Michèle
MODE
Melissa Matos (TRUSST)
Andrew Ly (TRUSST)
Ariane Valade
François Pisapia
Isabelle Campeau
Lux Vespera
Market Market
Unttld
Renata Morales
Tryptiqu3
PERFORMANCE
Cease Art
En Masse
Moniker Design
Pica Mag
GASTRONOMIE
Audiotopie: parcours audioguidés
21 juin 2011
Cet été, on redécouvre Montréal grâce aux parcours audioguidés d’Audiotopie. Audiotopie, c’est une coopérative d’artistes croisant les nouveaux médias, l’architecture de paysage et la musique électroacoustique, fondée en 2008 par Yannick Guéguen, Edith Normandeau, Etienne Legast et David Martin.
On démarre les circuits d’Audiotopie à partir de différentes stations de métros de la ville. Loin d’une simple description historique des lieux, Audiotopie visent à « faire connaître les ambiances d’un quartier, à amplifier des expériences urbaines et engager des réflexions sur l’espace public ».
Ces contenus peuvent être soit téléchargés, soit utilisés sur des appareils mobiles à emprunter dans des points de service en place sur les différents lieux, ou bien diffusés lors de marches collectives. Yannick Guéguen, un architecte paysagiste membre fondateur de la coopérative, précise que l’objectif visé par les audioguides est de « savoir comment les gens perçoivent un lieu, du point de vue social. Ce n’est pas tellement l’histoire du lieu qui est importante, mais comment tu le vis à chaque fois. Ça peut être un lieu sans histoire. Beaucoup de nos audioguides se passent dans des lieux sans histoire ».
Pour tous les détails: http://www.audiotopie.org/
Le minimalisme est définitivement le dada d’Anne Bertrand, photographe de 18 ans et habitante fidèle de Saint-Jérôme. Affectionnant les paysages désaffectés, elle crée des images où la nostalgie règne et où la symétrie se fait belle. Rencontre avec une artiste talentueuse qui relègue définitivement la règle des trois tiers aux oubliettes.
Prends-tu seulement des photos en argentique?
J’ai complètement délaissé le numérique parce qu’il y a vraiment quelque chose de spécial avec l’argentique. Le contact avec l’appareil-photo est différent, et on a plus l’impression de faire de la photo pour vrai. Avec le numérique, j’ai l’impression de tricher. Le grain aussi est différent.
Quelle est la première photo coup-de-coeur que tu as prise?
C’était avec un Nikon P100, un bridge entre le réflex et le numérique. J’étais chez une de mes amies qui habite dans la montagne à Saint-Sauveur et c’était l’automne. Je suis juste allée dans la côte à côté de chez elle, et il y avait plein d’arbres et plein de brume…C’était ça, ma première photo que j’ai vraiment aimée. Mon amour des paysages était déjà présent à ce moment-là.
Il y a toujours un élément triste ou nostalgique dans tes photos…
J’aime vraiment les terrains vagues où l’on sait que des gens sont passés. Mes sujets de prédilection sont les lieux abandonnés, les terrains déserts, les plages. J’aime les grands espaces vastes où l’on voit des gens, mais de loin. Je trouve que ce ne sont pas des lieux qui son banals, l’ambiance y est encore plus palpable. C’est facile aussi d’y trouver un élément qui vient rehausser le tout. Dans la photo et dans la vie, j’aime tout ce qui est minimaliste, et j’essaie vraiment de ne pas faire de la photo qui est « trop, trop ». J’aime ce qui est épuré.
Il y a une photo que tu as prise aussi dans le bois, où il y avait un petit parasol et deux petites chaises, est-ce que c’était mis en scène?
Oui. Toutes les photos qui sont un peu plus mises en scène ont été prises avec Jay, un de mes amis qui étudie en art. Il amène tout le côté d’installation à ce que je fais. Cette forêt-là, avec plein d’arbres dénudés, on l’avait trouvée par hasard et on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose avec ça. Une fois, on était partis un soir en auto et on avait fait plein de séries photo. On s’était arrêtés dans une piscine pas encore ouverte à Prévost, et Jay était monté sur la chaise de sauveteur et m’avait photographiée en train de faire l’étoile dans l’eau, mais on dirait que je flotte dans le ciel. J’aime beaucoup être avec lui parce qu’on a un langage qui se complète bien, et je ne pense pas que j’aurais cette énergie-là toute seule. Tu ressens aussi de l’adrénaline quand tu sais que tu vas faire un shoot avec quelqu’un. Une fois, on a fait un shoot le soir avec des dessins de craie par terre, et on a appelé plein de monde pour les intégrer aux dessins.
Une fois, on était partis un soir en auto et on avait fait plein de séries photo. On s’était arrêtés dans une piscine pas encore ouverte à Prévost, et Jay était monté sur la chaise de sauveteur et m’avait photographiée en train de faire l’étoile dans l’eau, mais on dirait que je flotte dans le ciel. J’aime beaucoup être avec lui parce qu’on a un langage qui se complète bien, et je ne pense pas que j’aurais cette énergie-là toute seule
Tu ressens aussi de l’adrénaline quand tu sais que tu vas faire un shoot avec quelqu’un. Une fois, on a fait un shoot le soir avec des dessins de craie par terre, et on a appelé plein de monde pour les intégrer aux dessins.
Tes photos sont souvent symétriques, géométriques.
Je ne suis pas capable de respecter la règle des trois tiers. J’aime que ça soit centré. Je ne suis pas si cartésienne dans la vie, mais dans mes photos, il faut que ça soit droit, il faut que ça se tienne. Je veux que l’élément qui accroche soit dans notre face. Un élément dans le coin de la photo, je trouve ça archi-laid.
Tu habites à Saint-Jérôme…
Montréal, c’est beau à y flâner. Il y a beaucoup de gens qui font de la photo à Montréal, mais j’aime utiliser le fait que je vis à Saint-Jérôme. Je fais d’ailleurs une série sur Saint-Jérôme en ce moment, et il y a beaucoup de côtés à explorer: le nord, la nature, mais aussi les coins plus pauvres. Je suis sauveteur à la piscine municipale l’été, et ça aussi ça m’inspire beaucoup. L’eau avec le soleil dedans… Je veux aussi faire une série de portraits sur les usagers de la piscine cet été.
Quelle-est l’image la plus pitoyable que tu aies vue?
C’était une fille en robe de bal dans un bois avec un parapluie rouge. Il était écrit « Alice in Wonderland » en dessous. La fille avec sa robe qui vole au vent, son ombrelle, les branches qui tombent, retouchée au maximum avec une aura lumineuse ajoutée autour de la fille… C’était trop.
Quelle-est l’image la plus magnifique que tu aies vue?
Les photographies de Massimo Vitali. Il photographie les plages de loin, avec tout plein de gens, mais on dirait qu’ils sont en miniature. La plus belle, c’est dans une falaise, peut-être en Norvège ou en Islande, il y a un amoncèlement de gens mais tout petits, à leur place, avec des étangs d’eau bleue autour. Ils sont petits dans la splendeur.
Y-a-t-il des choses qui ne t’inspirent absolument pas?
Les fleurs. L’autre fois, je suis allée avec un ami au jardin botanique pour photographier les végétaux. Lui, il photographiait plein de trucs, mais moi, ça ne m’appelle pas. Quand je suis allée dans un parc de glissades d’eau désaffecté, là je disais « WOW ».
Qui sont les photographes qui t’inspirent?
Stefan Ruiz, Diane Arbus, Lynne Cohen, Rineke Dijkstra, Massimo Vitali.
As-tu toujours été interpellée par la beauté?
Quand j’étais petite, je dessinais beaucoup. Je faisais imprimer des portraits de gens, des stars, des joueurs de hockey. J’ai toujours apprécié les belles personnes.
Conseil no 7 : s’autopromouvoir
20 juin 2011
Un artiste devient artiste lorsque son identité d’auteur se dévoile au grand jour. Pour se faire, il/elle doit se l’admettre, puis poser des gestes cohérents avec l’identité d’auteur. Dans l’identité d’auteur, il y a la notion d’autorité, l’autorité de dire et faire des choses d’une façon singulière, qui dépasse l’illustration et l’artisanat. Une fois que cette identité prend forme, elle doit s’affirmer au delà de l’entourage immédiat de l’artiste. Pour y arriver, non seulement doit-on se « produire » en participant à des expositions et autres interventions relativement publiques, il faut entrer dans la danse promotionnelle.














