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14 avril 2010
Vous avez 3 jours pour voir PAPIER10 : du vendredi 16 au dimanche 18 avril. Et si ça vous tente de voir du monde, le vernissage aura lieu le 16 avril, de 18h00 à 22h00 à la Caserne du régiment militaire Black Watch, située au 2067 Bleury. C’est juste à côté du métro Place-des-Arts, sortie de Bleury, entre l’Avenue Président Kennedy et Sherbrooke.

Quoi voir d’autre que du monde à PAPIER10 ? En fait, qu’est-ce que PAPIER ? En 2007, pour la première fois au Québec, l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC) proposait un événement en art contemporain d’œuvres sur papier. Pourquoi le papier ? Tout simplement parce que les œuvres sur papier sont magnifiques … et aussi parce qu’elles sont souvent plus économiques. Deux attraits sur lesquels les galeries participantes comptent dans l’espoir de voir des collectionneurs en puissance réveiller leur passion pour l’art … et acheter une première oeuvre originale.
Pour la petite histoire, les premières lignes de PAPIER furent imaginées par Mark Lanctôt, alors directeur de l’AGAC. Elle ne vit pas le jour tel que prévu alors que l’organisme connaissait une période creuse et ne pouvait mener à bien sa mission. PAPIER répondait à une mission : permettre un meilleur accès public au domaine des beaux-arts tout en dynamisant le « milieu de l’art » que sont les galeries, musées, artistes et autres travailleurs culturels gravitant dans ce « milieu ». En gros, PAPIER devait stimuler et faire rayonner le milieu des galeries d’art marchandes, parce que sans elles, la face de l’art changerait radicalement. Si les centres d’artistes, institutions et autres lieux de diffusion sont des joueurs importants dans « l’écosystème » qu’est le « milieu de l’art », les galeries marchandes sont cruciales. Sans elles, pas de vente d’oeuvres, pas de développement, pas de rayonnement …
En 2007, Matthieu Gauvin, travaillait sur un plan d’affaires pour fonder une galerie privée, se voyant obligé de fermer la Société des Arts sur Papier (feu SAP). Il postula et obtint le poste de directeur de l’AGAC, alors que Marc obtenait le poste de conservateur junior au Musée d’art contemporain de Montréal. PAPIER a été montée par la persévérance de Matthieu à convaincre les galeries d’ici de l’importance d’une foire d’art contemporain et d’en faire partie. À cette époque, je bénéficiais d’une subvention salariale au sein de l’organisme. Suite à mon départ de Fido, où j’ai servi 3 ans à titre de conseiller du service à la clientèle et 5 ans coordonnateur des opérations, j’avais tourné en rond pendant quelques semaines pour lentement intégrer le « milieu » des arts visuels à Montréal.
En 2009, au tour de Jean-François Bélisle, ancien coordonnateur du magazine Ciel variable (mon employeur actuel, c’est un petit monde …), de prendre le poste de directeur de l’AGAC. C’est à lui qu’on doit le super party de malades mettant en vedette les galeries québécoises à « l’autre foire » d’art contemporain, Art Toronto (TIAF), l’an dernier. Jean-François a fait le tour du monde et œuvre dans le domaine des beaux-arts depuis un bon moment. Il a été directeur de galerie à New York, présentement commissaire d’exposition, rédige des catalogue, et publie ses articles dans des revues spécialisées, etc. Tout dernièrement, mon ex-collègue de CV contribue au développement de la scène montréalaise avec brio.
La morale de cette histoire, c’est qu’une partie du star système montréalais des arts visuels va se trouver à l’avant-première jeudi soir … et que pour le commun des mortels, il reste 3 jours, du vendredi au dimanche cette semaine. Fait que check ton agenda et book-toi une expérience haut de gamme avec 25 galeries, des centaines d’œuvres faites par des artistes d’ici, simultanément en un seul lieu. Une occasion de magasiner des œuvres d’art actuel et peut-être tomber amoureux d’une première œuvre. Et en plus, c’est gratuit.
