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22 juin 2010

Chose promise, chose due.
La peinture est sèche, les fleurs volent au vent depuis quelque temps, les terrasses sont construites, les artistes (pros et moins pros) performent sur la Sainte-Catherine jour et nuit, bref, l’édition 2010 d’Aires Libres est commencée.
Festival aux tendances écolo-artistiques, durant tout l’été, Aires Libres apporte beaucoup de positif au quartier, le rendant accessible et attrayant à une faune plus vaste. Moi-même j’apprécie vivre à proximité d’une Sainte-Cath revampée et colorée, ce qui change des habituelles doléances entendues sur le climat social du Village (vous savez de quoi je parle).
Aires Libres offre aussi une programmation vaste, alliant sculpture, théâtre de rue, diffusion de films en plein air, sentiers urbains, etc. Ici, on cherche à démocratiser la rue, rendre l’espace (vert) à une échelle plus humaine.
Donc, du bon. Mais qu’en est-il du visuel de la rue, l’élément le plus visible? Est-il à la hauteur des ambitions du projet? Est-il autant attachant que les cordes à linge de l’an passé, une idée de la firme de design graphique Paprika, qui office encore à la direction artistique du projet.
Perso, j’embarque.
L’habillage est calqué sur celui de l’été dernier, de par la suspension d’éléments au-dessus de la voie et par la «décoration graphique» de celle-ci. Cela semble peu innovateur, toutefois gardons en tête qu’une rue est régie par un lot de codes d’urbanisme pas très malléables. Alors pourquoi changer une formule gagnante? L’ensemble est festif, coloré et joyeux. Les roses sont d’un rouge éclatant et plein de vie, comme les belles robes des passantes. Selon un ami habitant le coin, l’agencement des couleurs est mieux réussi que l’an passé, où un jaune et un vert très très TRÈS saturés régnaient (oui je sais, ce sont les couleurs d’Aires libre, mais bon, rouge c’est mieux)
La voie publique, elle, fait penser à une géante autoroute piétonne (aussi disciplinée que le far-west) avec ses trois bandes jaunes. Les bandes sillonnent le Village de Berri à Papineau, guidant le promeneur au gré de sa déambulation. Les terrasses sont plus nombreuses qu’avant, un plus.
Les terrains vagues à proximité ont été aménagés, du terrain de volley-ball à l’installation médiatique qui, j’avoue, m’a laissée perplexe, les couleurs étant à l’opposé de celles en vedette sur Sainte-Catherine, et je ne croyais pas qu’autant de petites roches allaient rester en place sur le sol bien sagement au coin d’Ahmerst. J’avais tort.
Un bémol. Même dans ce quartier arc-en-ciel les parasols fournis par Bud Light Lime, un commanditaire, trouve le moyen de jurer atrocement. On sait que la bière est à la lime, c’est écrit. Aurait-on pu y aller pour une couleur différente? Au moins, on a évité de sévir une autre fois avec les Bud Light Girls pas trop cutes qui te lancent des limes et des ballons de plage en pleine gueule.
(ouais, jugement de valeur, pardonnez-moi si vous avez été Bud Light Lime Girl)