THE BLOG

25
Oct

MASSIVart animera un atelier de sérigraphie au MAC !

MADESKIMO © Photo : Robert Geoffrion, 2012

Bonne nouvelle pour les amateurs d’art ou de DIY : MASSIVart animera un atelier de sérigraphie au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) lors du premier Vendredi Nocturne de la saison, le 1er novembre ! Durant cet événement en lien avec Beat Nation : art, hip-hop et culture autochtone, l’exposition actuellement présentée, les participants pourront réaliser gratuitement leur propre tote bag à l’effigie de la soirée.

Pour l’occasion, MASSIvart revisite le sac en toile avec un modèle sérigraphié en édition limitée à 300 exemplaires, disponible le soir de la Nocturne seulement. Un motif graphique, représentatif de l’expo en cours, que les participants pourront imprimer de leurs propres mains sur la toile.

Performances et rencontres sur la scène de la Rotonde, DJ set et médiation dans les salles d’exposition sont également au programme de ce Vendredi Nocturne qui prévoit d’être animée. L’événement mettra en vedette Jackson 2Bears et madeskimo, deux artistes autochtones, qui assureront l’ambiance visuelle et sonore de la soirée.

 

 

23
Oct

Récipiendaire de la bourse Jeunes Mécènes pour les arts

Ce matin, MASSIVart a eu le plaisir de se voir remettre 5000$ pour soutenir la production de l’oeuvre Celeritas2 de David Spriggs, lors de la cérémonie de remise de la bourse Jeunes mécènes pour les arts, qui s’est déroulée les bureaux de Nventive.

Cette nouvelle bourse annuelle a été remise pour la première fois aujourd’hui. MASSIVart est donc plus qu’honoré d’être le premier organisme récipiendaire d’un montant accordé pour « développer une action philanthropique qui soutiendrait financièrement la créativité montréalaise et en favoriserait l’essor et le rayonnement ». Selon les déclarations de Sébastien Barangé et Maxime Codère, co-initiateurs du projet, MASSIVart a été choisi « pour son caractère surprenant, séduisant et son rayonnement local et international ».

Le montant de la bourse permettra de renouveler une collaboration avec David Spriggs qui sera présentée en mai 2014, dans le cadre du festival Chromatic. Après le succès de sa précédente réalisation, David Spriggs y présentera une oeuvre pour la deuxième année consécutive.

Avec Celeritas2, une immense installation circulaire qui fait référence à la vitesse de la lumière, David Spriggs continue d’explorer la représentation dans l’espace et les stratégies de pouvoir à travers l’opposition des deux forces en présence. Ces dernières renvoient à celles d’Ideologies (2008) « mais en beaucoup plus grand », précise l’artiste montréalais d’adoption. Partiellement ouverte, l’oeuvre permettra au public de pénétrer littéralement dans l’univers saisissant de l’artiste.

Le soutien des jeunes mécènes à la création, la production et la diffusion artistique est un indispensable à la bonne santé du milieu artistique. Nous sommes ravis qu’un groupe de jeunes professionnels prenne les choses en main et ait mis en place cette initiative en association avec le Conseil des arts de Montréal. Elle aidera sans doute à augmenter l’implication du domaine privé dans les arts.

L’équipe de MASSIVart remercie chaleureusement l’engagement de la trentaine de jeunes professionnels montréalais impliqués dans la remise de cette nouvelle bourse, sans oublier le Conseil des arts de Montréal. L’équipe de MASSIVart tient également à féliciter les autres finalistes ainsi que l’artiste multidisciplinaire Nans Bortuzzo, pour l’obtention de la bourse de 2500$.

 

QUELQUES OEUVRES DE DAVID SPRIGGS

The Paradox of Power (2007)

Ideologies (2008)

Axis of Power (2009)

 

 

18
Oct

MASSIVart copine avec le voisinage

MASSIVart supervise actuellement la production d’une murale pour le NYKS réalisée par Le Bonnard, sur le mur donnant sur la rue Saint-Édouard. Cette association avec le bistro pub situé au rez-de-chaussée de l’immeuble de nos bureaux vient mettre quelques couleurs dans la ruelle bien connue des festivaliers du Quartier des Spectacles. À ne pas rater si vous passez par là !

Commencée mercredi, la fresque prend forme sous les pinceaux de Le Bonnard. Sur le mur derrière lui se dessine une oeuvre vivante et organique qui reflète la nature. “Il n’y a pas nécessairement de liens logiques, j’essaie d’encadrer l’énergie de la nature, mais il faut que ça ait l’air vrai, insiste-t-il. Peut importe le sujet, l’endroit, il y a toujours moyen de s’en sortir. Moi, j’essaie de m’en sortir avec mon univers et de l’imposer”.

Le Bonnard aime les défis. Pas étonnant, donc, qu’il cumule les projets : fondateur de MTL ZOO, directeur artistique de Empty Can, membre du collectif En Masse.

Pour l’artiste, la réalisation de murales est une partie de plaisir. Elle s’est vite imposée comme une passion vicérale. “Ça me fait vraiment tripper de faire des trucs comme ça, je pourrai faire ça toute ma vie ! C’est du plaisir de A à Z ! C’est même le fun d’être dans des moments où t’es mal pris”, explique-t-il avant d’indiquer les parties qui lui ont posé problème. À 23 ans, l’illustrateur montréalais d’adoption n’en est pas à sa premiere murale. Les illustrations plus grandes que nature, il en a réalisées quelques unes depuis sa première, executée sur le mur d’un ami, il y a trois ans. En juin dernier, il a notamment recouvert une imposante facade avec une oeuvre solo réalisée dans le cadre de la première édition du festival MURAL.

Ce qui ne l’empêche pas de rester humble. “C’est nouveau pour moi. Je me recule souvent pour regarder l’ensemble”, explique-t-il en observant attentivement la composition de son travail.

La murale sera entièrement achevée aujourd’hui. Le dévoilement officiel aura lieu le 28 octobre, en soirée. Pour l’occasion, un 6 à 9 sera organisé au NYKS Bistro Pub en présence de l’artiste (“avec d’la bière pis tout’ !“). L’entrée est libre et gratuite !

MASSIVart dévoile la murale du NYKS, 1250, rue de Bleury, Montréal.
28 octobre 2013.

Par Gisele Werklé

11
Oct

La soirée McMillan sous le signe de l’art urbain

Jeudi dernier, MASSIVart organisait, en collaboration avec AVOCADO, une soirée très urbaine pour le cabinet d’avocats McMillan, le « géant canadien des services juridiques ». Pour accueillir les 75 invités, le 731 de la Commune a été transformé en un espace artistique à l’allure industrielle branchée.

Avec une volonté similaire à celle du critique d’art Richard Leydier, MASSIVart a cherché à « réunir l’art contemporain et des formes jusqu’ici associées au street art ». Live painting, collage, breakdance, signalétique marquée au gros feutre… La soirée réunissait plusieurs formes d’art urbain. Même le dessert s’est transformé en une performance façon Pollock, avec un dripping de coulis de fruits, meringue et autres gourmandises. Une performance visuelle et gustative inoubliable exécutée par une main de maître par Jean-Michel Leblond de Tripes & Caviar.

Pour l’occasion, les artistes visuels Alan Ganev, Le Bonnard et Vincent Box du collectif Garbage Beauty ont passé la soirée avec leurs armes graphiques de prédilection, exécutant leurs créations sous les yeux des participants. Ces derniers ont également assisté à une simulation d’un dance battle. Dégageant une énergie considérable, trois danseurs de l’école Diss Torsion ont réalisé des figures acrobatiques avec une facilité déconcertante sur les sonorités hip hop du DJ set de Tamika. Avec ses influences qui s’inscrivent dans la tradition de la trap music, la DJ a assurée l’ambiance musicale underground de la soirée.

Du mobilier assemblé avec des matériaux de récupération aux oeuvres d’art exposées, en passant par les plats de service, toute la décoration s’accordait dans un style manufacturé. Un aménagement qui rappelait l’esprit loft new-yorkais. Sur les bars composés de palettes surmontées d’une porte en bois étaient déposées des éviers remplis de croustilles et des micro-ondes plein de glaçons. Un usage détourné pour des objets du quotidien qui se chargeaient de contenir des éléments en opposition avec leur fonction initiale. Au plafond, des chaussures en toile suspendues à des fils évoquaient le shoefiti, un phénomène assez répandu dans les grandes villes d’Amérique du Nord.

L’idée était d’organiser une soirée corporative propice à la discussion autour d’un cocktail dînatoire raffiné. Le tout, dans un endroit quasiment en chantier et nourrit de culture urbaine et d’un soupçon de contre-culture, loin des clichés associés à la profession d’avocats. Un contraste osé qui a réussi à séduire l’assistance.

Découvrez les autres photos de la soirée en cliquant ici.
© Christina Alonso

01
Oct

Une exposition urbaine à Paris

© Galerie Itinerrance

Vous passez par Paris ce mois-ci ? Et si vous visitiez un logement ? Une tour désaffectée de neuf étages située sur les bords de Seine a été réaménagée en « un bordel créatif de 4500m2 » par une centaine d’artistes venus d’un peu partout dans le monde. Coté canadien en revanche, pas de nom à signaler.

Baptisée Tour Paris 13, ce projet ambitieux a été initié par la galerie Itinerrance qui, en plus de faire connaître les artistes de rue, soutient les initiatives artistiques urbaines dans le 13ème arrondissement de la capitale française où elle est établie.

Résultat : pendant un mois, les visiteurs pourront se balader dans la plus grande exposition de Street Art jamais réalisée…

On est loin du coquet appartement haussmannien, certes, mais il aura quand même fallu plus de sept mois pour rénover et colorer ce bâtiment destiné à la démolition !

Tour Paris 13, 05 rue Fulton 75013 Paris. Station: Quai de la Gare, Métro ligne 6.
Du 1er au 31 octobre 2013.

30
Sep

MU organise sa première soirée-bénéfice

© Sébastien Roy

Le 3 octobre, MU, organisera sa première soirée-bénéfice à la SAT pour collecter des fonds au profit de l’organisme. MASSIVart, qui a collaboré avec MU lors de la dernière édition de Chromatic dans le cadre de la journée junior, s’associe à la cause pour promouvoir cet événement solidaire qui mêlera musique et arts visuels. Les organisateurs promettent une soirée « éclectique, ludique, et […] haute en couleur » !

MU est un organisme de bienfaisance qui encourage et soutient l’art public dans la région de Montréal. Son action passe notamment par la création de murales d’envergure, comme celle de 2115 pi2 peinte par Richard Morin sur l’un des murs de l’École nationale de théâtre du Canada sur Laurier Est. Mais Mu organise également des ateliers destinés aux jeunes. « Plus de 4000 jeunes ont été rejoints par les volets scolaires et communautaires de Mu et ont pu apprivoiser l’art public comme moteur d’expression de soi et découvrir des métiers artistiques atypiques dans un but de persévérance scolaire », précise Gille Ste-Croix, président d’honneur et membre fondateur du cirque du Soleil. La campagne de financement dans le cadre duquel s’inscrit la soirée caritative à la SAT permettra d’assurer la bonne poursuite des activités de l’organisme.

Au programme de ce gros party, plusieurs DJs, Heart Streets, un groupe de montréalaises branchées, de la peinture en direct et du skinjacking. Le tout, sous la direction artistique montréalais Carlito Dalceggio qui a réalisé Le meilleur des mondes, la dernière murale de Mu à Rivière-des-Prairies inaugurée il y a une dizaine de jours. Les Dj-sets seront assurés par Alain Vinet, Stéphane Cocke et Nils Fluck.

Jeudi, on y va donc pour faire la fête (et une bonne action) ! Pour acheter son billet, c’est par ici !

Et pour ceux qui ne peuvent pas assister à l’événement, mais qui veulent quand même soutenir l’organisme muraliste, il est possible de faire un don en ligne (ou par chèque) en téléchargeant ce formulaire. Chaque geste sera récompensé puisque ces dons sont admissibles comme crédit d’impôt !

24
Sep

Thomas Courboin : entrevue fleuve avec un grand pensif

Mais qui est Thomas Courboin ? Le résumer à une saveur mensuelle serait réducteur. Du haut de ses 24 ans et de son mètre 93, Thomas ne passe pas inaperçu. Comme si de surplomber la foule ne lui suffisait pas, il cumule les talents : le dessin, la sculpture, le design. Rien de mieux qu’une longue entrevue pour découvrir l’artiste et tenter de saisir l’essence de son oeuvre.

© Cat Lamoureux

Avec un coup de crayon fin et défini, Thomas impose depuis quelques années des portraits figuratifs en noir et blanc, toujours porteurs d’un style très personnel et reconnaissable. Des dessins empreints de références qui révèlent un travail minutieux et réfléchi. Cet artiste touche-à-tout, qui aime se perdre dans ses pensées et celles des autres, n’hésite jamais à sortir des sentiers battus pour emprunter les voies de l’imagination. Alors qu’il commence à voir les choses de plus en plus grand, Thomas nous parle de son parcours, de son art et de ses réflexions sur le monde.

Tu as grandi en région parisienne avant de suivre tes parents à Atlanta. Aujourd’hui, où te sens-tu le plus chez toi?

Paris restera ma ville de cœur car j’y est grandi, c’est là-bas que ma passion pour le dessin et l’art est née, et elle restera pour moi une des plus belles villes au monde. Il est donc évident que je m’y sente chez moi quand j’y retourne, tout comme Montpellier, une ville dans le sud de la France dans laquelle j’ai vécu pendant quatre ans. Néanmoins, j’ai quitté la France il y a six ans maintenant. À mesure que le temps passe, on apprend à se sentir chez soi peu importe l’endroit. Atlanta était une belle expérience, mais c’est vrai que j’ai eu plus de mal à connecter avec la culture américaine du sud-est. Montréal est une ville charmante, elle est devenue mon chez moi. J’aime cette ville pour de nombreuses raisons et je sais que j’aurai beaucoup de regrets si je devais la quitter. Mais un jour je partirai. Je veux continuer à vivre un peu partout, à voyager… Mais Montréal, comme Paris et Montpellier, restera une ville de cœur !

Montréal est une ville reconnue pour son effervescence culturelle et artistique. Est-ce que c’est pour cette raison que tu y vis, en ce moment ?

Je suis venu à Montréal pour mes études, et même si j’avais entendu beaucoup de bien à propos de cette ville, je n’imaginais pas y trouver une scène artistique aussi développée, que ce soit du coté des arts visuels, de la musique, des performances ou de bien d’autres disciplines. J’étais venu ici pour trois ans au départ et cela fait déjà quatre ans que j’y suis ! De plus, je ne me vois pas partir avant au moins deux ans. Je dirais donc que la vie culturelle et artistique de Montréal me pousse à y vivre mais surtout à y rester.

D’ailleurs, en tant qu’artiste visuel, est-ce que tu vas voir beaucoup d’expos ?

J’essaie de rester connecté avec la scène artistique, mais il est vrai que je ne vais pas voir beaucoup d’expos. Je suppose qu’Internet n’aide pas dans ce domaine, car même si j’ai toujours aimé aller voir et découvrir de nouveaux artistes, le fait de pouvoir accéder à tout ce qui se fait de nouveau en trois clics ne me pousse pas à me déplacer tout le temps. Et puis j’ai déjà accès à une multitude de projets, d’œuvres et de concerts grâce à mon cercle d’amis, que ce soit en France, aux États-Unis ou au Canada. Je présume que cela a aussi ralenti mon rythme de visites.

Il y a énormément de références artistiques, historiques et fantastiques dans tes illustrations. Qu’est-ce qui t’inspire ?

Je pense que je fais parti d’une génération qui a grandi dans un environnement très chargé en nouveautés. Au final, je suis né sans Internet et 24 ans après, il est devenu mon outil le plus indispensable ! C’est l’exemple le plus évident mais certainement le plus révélateur à mes yeux. La vitesse à laquelle tourne le monde est une grande source d’inspiration pour moi car elle m’impressionne tout en m’effrayant… Je m’en sens très souvent déconnecté. En temps que créateur -j’ai une formation en design d’objet à la base, je trouve personnellement que tout va trop vite, que certaines connaissances se perdent car elles n’ont même pas eu le temps de marquer les esprits, et cela qu’elles soient positives ou négatives. C’est pour cela que j’essaie toujours d’intégrer des aspects historiques -artistiques, culturelles, politiques…- à mes dessins. La mémoire est pour moi le seul moyen de vivre en respect avec son temps. Nous ne pourrions pas apprendre de nos erreurs si nous n’apprenions pas à nous rappeler que nous les avons commises. De la même façon, nous devons, à mes yeux, nous souvenir de ce que l’Homme a fait de plus grand et ne jamais l’oublier.

Il y a une caractéristique assez marquante chez tes personnages… Ils ont tous l’air pensifs, voire dans la lune, même quand des choses se passent derrière eux. Ils ne semblent pas très réceptifs à leur environnement. Comment expliques-tu cela?

Je suis moi-même très pensif et mes personnages représentent rarement une personne réelle, sauf dans certains dessins. Je dirais donc qu’ils me représentent d’une certaine manière, même si aucun ne me ressemble vraiment… Je ne voudrais surtout pas que ce soit le cas d’ailleurs, je n’aime pas vraiment les autoportraits ! Tout ces visages sont le fruit de mon imagination et un mélange d’une centaine de milliers de visages que j’ai dû croiser dans ma vie. À coté de cela, je pense qu’au fil de nos journées, nous avons tous nos petits moments pensifs. Ils sont particuliers et n’appartiennent qu’à nous. Cela me fascine et m’intrigue. Dans les espaces publics par exemple, je passe du temps à regarder les visages des gens juste pour pouvoir y trouver des traits nouveaux, synonymes ou pas de certaines émotions, ou simplement jouer à deviner à quoi ils pensent. Je suis sûr que toutes mes interprétations ne sont pas mauvaises d’ailleurs. Mes dessins sont une représentation de ce jeu, car personne ne pourra jamais savoir ce que mes personnages ont en tête. Pourtant, on voit bien qu’il y a quelque chose. J’aime cet espace de liberté laissé à l’imagination de celui qui regarde mes dessins. Il n’y a rien à comprendre mais tout à imaginer. La déconnection présente entre les personnages et leur environnement est inconsciente il me semble, du moins elle n’a jamais été faite intentionnellement, mais ce n’est pas la première fois qu’on me fait cette réflexion… Je pense que beaucoup de personnes se déconnectent du monde lorsqu’elles s’enferment dans leurs pensées, mes personnages font un peu pareil je suppose.

Ton style a-t-il beaucoup évolué au fil des années?

Mon style de dessin a certainement beaucoup évolué ces dernières années. Il est rare qu’un artiste suive toujours la même direction esthétique ou thématique. Et puis les gens évoluent, c’est normal. Mais je pense que l’on arrive doucement à reconnaitre mon esthétique. Il faut dire que ça fait plus de deux ans que je fais des portraits.

Justement, que fais-tu quand tu ne dessines pas?

Quand je ne dessine pas, je crée d’une autre manière ; des objets, des livres, je bricole, rénove les choses… Plus simplement, je dirais que je m’occupe les mains ! Le dessin est ma première passion, et je peux passer des journées entières à dessiner, mais il m’arrive de ne plus le faire pendant de longues périodes de temps, parfois des mois entiers sans dessiner, puis ensuite ça repart pour des heures à chaque jour. Je suppose que mon emploi du temps fait aussi varier le temps consacré au dessin, mais si je n’ai vraiment rien à faire et que je veux créer quelque chose, on va dire que 70% du temps je vais m’orienter vers le dessin.

Es-tu du genre obsessif et minutieux?

Il est certain que je suis obsessif. Quand je fais quelque chose qui me plait, je peux le décliner à l’infini, sans jamais me lasser. Je pense que les portraits sont une preuve assez parlante. Et puis minutieux, je dirais que oui, mais pas tout le temps. Quand je n’essaie pas de l’être, les gens le remarquent tout de suite… Parfois c’est volontaire, d’autres fois, c’est par pur fainéantise.

Quels sont tes projets à venir?

En ce moment j’ai vraiment envie de dessiner en plus grand ! Tous mes travaux sont des petits formats depuis quelques temps, des choses plus larges devraient voir le jour très bientôt. Je pense que je vais aussi mettre un peu de coté le portrait… Pas parce que je m’en lasse, mais je pense qu’il est important de varier les thèmes de temps à autre. Peut-être que je vais essayer de rapprocher mon design à mon dessin également. Il y a matière à travailler sur ce sujet, mais toutes ces idées sont encore bien vagues… Elles seront certainement plus claires dans quelques mois !

 

par Gisele Werklé

09
Sep

Misteur Valaire : Une belle vue oui, mais pas que

Ce soir, Misteur Valaire lançait officiellement Bellevue, son nouvel album, au Club Soda. On y était, comme plus de 700 autres personnes. Une belle performance pour un lundi, surtout quand Arcade Fire, le groupe pilier de la scène folk-rock, organise un concert (pas réellement) secret le même soir, à quelques coins de rue.

En une heure, les mélodies entrainantes s’enchainent au rythme d’une mise en scène soignée et plus épurée. Dans la salle, l’excitation est palpable. Après le concert, les spectateurs se dirigent vers la sortie au compte-goutte. Leur point commun avec ceux qui trainent dans la salle ? Un sourire collé au visage, celui des enfants qui ont reçu un de leurs cadeaux de Noël en avance. Le seul regret, la durée, trop courte. On en redemande ! Ça tombe bien, cette première date montréalaise était un avant-goût du concert programmé au Métropolis ce vendredi 13 septembre. Durant la semaine, le groupe se produira en concert dans la province avant de s’envoler vers l’Europe à la fin du mois. Loin d’être superstitieux, ces garçons-là n’ont pas fini de nous impressionner.

Après un dernier album mémorable, Misteur Valaire a encore frappé fort. D’ailleurs, il y a trois ans, MASSIVart participait à l’after-party du lancement de l’album Golden Bombay avec un kiosque de sérigraphie sur textile. On les aimait déjà beaucoup avant, on a continué à les suivre de près et quelque chose nous dit qu’on va écouter Bellevue en boucle cet automne.

 

par Gisele Werklé

09
Sep

J’aurais voulu être un artiste

On connait bien le refrain, mais pour que la chanson de Claude Dubois se concrétise, il faut se donner les moyens de pouvoir faire son numéro. Parce qu’on n’arrive malheureusement pas toujours à financer ses idées comme on achète un café, MASSIVart a rassemblé quelques pistes pour poursuivre son rêve d’ « artiiiiiiiiiste » sans (complètement) se ruiner.

© Sébastien Roy

Dans le milieu culturel, les économies personnelles représentent la première source de financement interne des projets. Malgré cela, elles se renouvellent souvent moins vite que la quantité de dioxygène dans l’air. Les subventions ou contributions gouvernementales sont donc un moyen utile de toujours pouvoir compter sur son petit cochon pour se payer quelques verres en soirée. À l’échelle nationale, provinciale, et même locale, elles ne manquent pas, et heureusement. Seulement, c’est parfois compliqué de s’y retrouver. Ainsi, pour optimiser ses recherches et ne pas perdre plus de temps avant de se lancer dans les démarches administratives, on peut se rendre sur le site d’Artère qui référencie les différentes sources de financement public mais aussi privé. Le truc en plus, c’est que le site propose une description claire et détaillée de chaque subvention en fonction du domaine artistique. Critères d’admissibilité, date de soumission de la demande, montant, tout y est ou presque. Mais attention, toutes les subventions ne sont pas renouvelables d’une année à l’autre, il faut donc songer à trouver d’autres moyen de financement à plus long terme. Si vous partez à l’étranger, n’oubliez pas de vous renseigner sur les aides disponibles dans votre nouveau pays d’accueil. Il existe de nombreux programmes de soutien à la création qui facilitent les échanges artistiques à l’international. Le site de l’Unesco en répertorie quelques-uns.

Internet ne fait pas que regrouper les moyens d’accéder à sa part du gâteau. Depuis quelques années, avec l’arrivée des sites de financement participatif, la toile est devenue une véritable cuisine; et ce sont les internautes qui fournissent les ingrédients. Kickstarter, Indiegogo, Crowdfunder, Kapipal, KissKissBankBank… Les plates-formes en ligne qui permettent de rassembler des fonds pour les projets créatifs ne manquent donc pas. Alors, si vous avez foi en l’humanité, c’est le moment de vous lancer.

Puis, pour ceux qui font aussi confiance aux institutions financières, le prêt bancaire reste une option sérieuse même si l’art semble effrayer les banquiers. Désintérêt, incertitudes, dévalorisation de la valeur économique de la propriété intellectuelle… Les raisons des difficultés de financement ne manquent pas. Pourtant, le taux d’approbation est important. Le tout est de constituer un dossier solide et sécurisant. Bien cacher son amour du risque est un atout et ne surtout pas négliger l’importance des garanties d’emprunt est indispensable. Vous l’aurez compris, ce n’est pas le moment d’enfiler votre costume d’Indiana Jones. Assurez-vous d’être en mesure de réussir à fournir des garanties personnelles solides pour rassurer. Il s’agit de jouer la carte de la sûreté avec en main un bon argumentaire, sans pour autant se comporter comme John Travolta dans Grease. Bref, on adopte une attitude gagnante en prenant soin de ne pas trop en faire !

06
Sep

Il y a des nouveaux dans l’air

© Cindy Boyce

C’est la rentrée culturelle et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, MASSIVArt est ravi de vous dévoiler la liste des nouveaux membres du Conseil d’administration ! Personnalités publiques, influenceurs du milieu culturel, artistes accomplis… Composé de créatifs issus d’organisme de renom, la nouvelle équipe a tout pour elle ! Chaque membre du Conseil d’administration est une véritable source d’inspiration pour MASSIVart :

Kristian Manchester, directeur de création exécutif et associé chez Sid Lee ;

Claudia Emde, directrice marketing et des relations publiques à l’Hôtel W Montréal ;

Olivier Gagnon, consultant en art et directeur des ventes à la Galerie MX ;

Jason Botkin, artiste, fondateur et directeur artistique du collectif En masse ;

Jean-Sébastien Baillat, directeur artistique et de création chez Baillat Cardell & fils ;

Felix Bernier, directeur, designer et producteur musical.

Bref, pas besoin de savoir ce que réserve l’avenir pour affirmer que ces nouvelles têtes sont prêtes à tout pour mener à bien la mission de MASSIVart cette année !