Tag: peinture

11
Août

Q&R avec 123KLAN

Capture d’écran 2014-08-11 à 11.27.47Capture d’écran 2014-08-11 à 11.36.42Situé au 3e étage du bâtiment Groover, le duo 123KLAN composé de Scien (à gauche) et Klor (à droite) nous ouvre les portes de leur studio de création le temps d’une courte rencontre. Plusieurs articles retraçant le parcours des créateurs originaires du nord de la France sont disponibles sur la toile, c’est pourquoi MASSIVart a décidé d’aborder d’autres aspects de leur pratique artistique.

Peintres, graphistes, designers, chefs d’entreprise, créateurs : vous faites partie de ceux qui ont décloisonné la culture graffiti en prouvant qu’on pouvait en vivre. Est-ce que pour vous c’était un but à atteindre ?

KLOR : Non. C’est une passion que tu suis, puis ça t’emmène à des choses qui font effet boule de neige. Tu ne penses jamais à où tu seras demain, comme avec la marque BANDITISME. Ce n’était pas du genre : « On fait notre premier tee-shirt, on fait une marque et on va la distribuer », non ! C’est un peu comme le graffiti, l’adaptation à la rue : tu t’adaptes. Au départ, en France [123KLAN] était une association pour payer nos pellicules photo. Ça coûtait super cher, donc on essayait de faire quelques flyers par-ci par-là pour que notre passion ne nous coûte rien. Il n’y avait aucune façon de rêver de faire de l’argent avec le graffiti parce que tout était illégal. Aujourd’hui, ça peut être encore dans les tendances [de vivre du graffiti], mais à l’époque c’était plutôt pointé du doigt. On a chacun eu un boulot séparé puis on a gardé le graffiti en hobbie/passion. Et puis, on se faisait approcher par des clients. À un moment donné, c’était suffisant pour payer l’un des deux, donc y’en a un qui a quitté son boulot.

Est-ce que vous avez la sensation d’avoir joué un rôle dans la vision que les entreprises pouvaient avoir du graffiti ou de l’art urbain ? Si oui comment ?

KLOR : Au moins la prise au sérieux !

SCIEN : C’est notre démarche personnelle, en fait. On n’essaie pas d’influencer le marché, ou les autres agences, ou leur manière de travailler. Nous, on s’est fait reconnaître pour un style particulier parce qu’on a été les premiers à mélanger graffiti et graphisme. Mais ça s’est fait naturellement ! C’est l’aspect graphique de nos productions (lissé, vectoriel, etc.) et le fait qu’il soit facilement adaptables sur tout plein de supports qui a permis de garder cette authenticité de la rue en fait. [KLOR et SCIEN digressent sur la manière d’obtenir un contrat avec le client] Nous, on déteste les concours ou les pitchs pour la simple et bonne raison que …

KLOR : … le client est perdu, il ne sait pas ce qu’il veut ! Si c’est ta marque, tu sais quel style tu veux. De toute façon, quand le client est paumé, ce qu’il va prendre c’est le moins cher, c’est pas le plus beau (rires).

Comment s’est fait le passage du mur à l’écran ?

KLOR : Ce n’est pas un passage, [c’est] plus qu’il y a des va-et-vient : ce qu’on fait en graphisme se répercute dans nos productions murales et vice versa. C’est toujours l’un qui entraine l’autre, c’est un aller-retour non-stop. C’est la même musique, mais avec deux instruments différents.

Est-ce que vous avez déjà travaillé sur une réalisation graphique avec d’autres designers ? Si oui, est-ce que vous trouvez des similitudes entre ce genre de collaboration et une murale avec différents peintres ?

SCIEN : Oui oui ! On a énormément collaboré avec des graphistes ou même avec des programmeurs comme avec PlayStation, plus dans les années 2000 quand internet a explosé. En fait, ce qui compte c’est la créativité, ce n’est pas que tu sois graffeur ou graphiste ou rien du tout. On peut collaborer avec n’importe qui, mais on aura notre touche particulière qui sera omniprésente. Ce n’est pas l’outil qui compte, c’est la finalité. Que ce soit un sticker, un tee-shirt ou un graff, il faut que ce soit dans un style 123KLAN.

« Chaque marque à son histoire et sa philosophie ». Si une entreprise de design s’intéressait à vous et que vous étiez son client, sur quoi devrait-elle insister le plus pour vous représenter ?

KLOR : Ce serait plus au niveau de la liberté, je pense.

SCIEN : Nous, ce qu’on veut, c’est exprimer le fait d’être libre et le fait d’être différent en même temps. Et on est libre parce qu’on est différent. Ce n’est pas dur de nous définir mais pour nous : « Style is the message », assume tes différences et sois toi-même. Avoir un style particulier c’est primordial dans le graffiti, et c’est quelque chose qu’on a gardé dans le graphisme.

KLOR : Ce qui nous amuse le plus c’est créer des nouveaux trucs tout le temps.

Vous avez eu la chance de parcourir le monde grâce à votre passion, y’a t-il quelque chose que l’on ne retrouve que à Montréal ?

KLOR : La poutine ! (rires)

SCIEN : Montréal c’est là où on vit, on a une qualité de vie qui est énorme !

KLOR : On a toujours un plaisir à revenir, chose qu’on n’avait pas forcement là où on habitait avant. À chaque fois qu’on revient à Montréal, on est heureux de revenir. C’est l’atmosphère.

Merci à 123KLAN de nous avoir accordé cette entrevue !

Pour la petite anecdote, SCIEN avait réalisé une murale sur notre ancien espace de diffusion avec deux membres du crew MSK.

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11
Oct

La soirée McMillan sous le signe de l’art urbain

Jeudi dernier, MASSIVart organisait, en collaboration avec AVOCADO, une soirée très urbaine pour le cabinet d’avocats McMillan, le « géant canadien des services juridiques ». Pour accueillir les 75 invités, le 731 de la Commune a été transformé en un espace artistique à l’allure industrielle branchée.

Avec une volonté similaire à celle du critique d’art Richard Leydier, MASSIVart a cherché à « réunir l’art contemporain et des formes jusqu’ici associées au street art ». Live painting, collage, breakdance, signalétique marquée au gros feutre… La soirée réunissait plusieurs formes d’art urbain. Même le dessert s’est transformé en une performance façon Pollock, avec un dripping de coulis de fruits, meringue et autres gourmandises. Une performance visuelle et gustative inoubliable exécutée par une main de maître par Jean-Michel Leblond de Tripes & Caviar.

Pour l’occasion, les artistes visuels Alan Ganev, Le Bonnard et Vincent Box du collectif Garbage Beauty ont passé la soirée avec leurs armes graphiques de prédilection, exécutant leurs créations sous les yeux des participants. Ces derniers ont également assisté à une simulation d’un dance battle. Dégageant une énergie considérable, trois danseurs de l’école Diss Torsion ont réalisé des figures acrobatiques avec une facilité déconcertante sur les sonorités hip hop du DJ set de Tamika. Avec ses influences qui s’inscrivent dans la tradition de la trap music, la DJ a assurée l’ambiance musicale underground de la soirée.

Du mobilier assemblé avec des matériaux de récupération aux oeuvres d’art exposées, en passant par les plats de service, toute la décoration s’accordait dans un style manufacturé. Un aménagement qui rappelait l’esprit loft new-yorkais. Sur les bars composés de palettes surmontées d’une porte en bois étaient déposées des éviers remplis de croustilles et des micro-ondes plein de glaçons. Un usage détourné pour des objets du quotidien qui se chargeaient de contenir des éléments en opposition avec leur fonction initiale. Au plafond, des chaussures en toile suspendues à des fils évoquaient le shoefiti, un phénomène assez répandu dans les grandes villes d’Amérique du Nord.

L’idée était d’organiser une soirée corporative propice à la discussion autour d’un cocktail dînatoire raffiné. Le tout, dans un endroit quasiment en chantier et nourrit de culture urbaine et d’un soupçon de contre-culture, loin des clichés associés à la profession d’avocats. Un contraste osé qui a réussi à séduire l’assistance.

Découvrez les autres photos de la soirée en cliquant ici.
© Christina Alonso

16
Juil

Joram Roukes

Joram Roukes est un artiste peintre oeuvrant et habitant à Groningue dans le nord des Pays-Bas. Son art est un reflet des dilemmes moraux auxquels font face les sociétés de l’Ouest. Il ne s’agit pas de son opinion personnel, mais plutôt d’observations, laissant ainsi la chance aux spectateurs de faire son propre jugement. Bref regards sur ses créations.

joramroukes.blogspot.ca

 

08
Mai

Virginie Mercure

D’ici 25 mai prochain, on découvre le travail des artistes sélectionnés pour la troisième édition de Chromatic! Aujourd’hui, voici le travail de Virginie Mercure, peintre!

Virginie Mercure est détentrice d’un baccalauréat en art visuel et complète présentement une maîtrise en art plastique à l’université Laval. Son travail en peinture procède de la rencontre fortuite de motifs symboliques et est empreint de références les plus diverses. Elle participait à la deuxième édition du symposium Pan!Peinture en 2008 et présentait Made in China au Centre VU en 2007. Ses plus récentes peintures ont été présentées en 2011-2012 au centre d’art Regart à Lévis et à Caransérail à Rimouski. Virginie Mercure vit et travail à Québec.

Profil de Virginie Mercure

07
Mai

Philippe Chabot

D’ici 25 mai prochain, on découvre le travail des artistes sélectionnés pour la troisième édition de Chromatic! Aujourd’hui, voici le travail de Philippe Chabot, peintre!

Ayant d’abord exploré la sculpture, Philippe Chabot développe un attachement particulier à l’aspect physique de la création qu’il cherche à partager avec le public à l’aide d’installations. Il explore des thèmes tel que l’absudité, le culte et la détérioration. Philippe Chabot possède un Baccalauréat en Arts Visuels à l’Université Concordia. Il vit et travaille à Montréal.

http://www.pchabot.com/

25
Avr

Sébastien Lafleur

D’ici 25 mai prochain, on découvre le travail des artistes sélectionnés pour la troisième édition de Chromatic! Aujourd’hui, voici le travail de Sébastien Lafleur, peintre!

Diplômé d’un baccalauréat en art visuel et médiatique en 2007, Sébastien Lafleur explore à la fois la peinture et le dessin. Son travail  interprète la diversité des paysages en travaillant le contraste entre les formes et les couleurs, et l’étendue des transformations que l’humain fait subir aux paysages qui l’entourent.

20
Mar

Diego Gravinese

Les peintures ultra réalistes de Diego Gravinese…

http://www.diegogravinese.com/

Martine

27
Jan

Marianne Pon-Layus – Scènes de genre

Jusqu’au 25 février prochain, la galerie d’art contemporain Lilian Rodriguez accueille les oeuvres transgressives de la jeune artiste Marianne Pon-Layus.

«Je peins des tableaux, de moyens et de grands formats, mettant en scène des jeunes femmes me ressemblant, dans des jeux de domination et de soumission où je semble enfant et adulte à la fois.»

Visiblement influencée par le cinéma américain, la publicité et la culture visuelle de masse, Marianne Pon-Layus explore un large éventail de matières et de textures, créant ainsi des oeuvres ambivalentes et contrastées.

Cécile

14
Déc
26
Oct

JEAN-SÉBASTIEN DENIS : Machinations

Du 19 octobre au 19 novembre, la Galerie Simon Blais expose le travail de Jean-Sébastien Denis, un artiste que j’affectionne particulièrement.

Né à Sherbrooke en 1970, Jean-Sébastien Denis obtient un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal en 1997, où il obtient le Prix d’excellence Jacques-de-Tonnancour. Durant ses études, il participe au Symposium de la jeune peinture au Canada de 1995. Depuis, il participe à de nombreuses expositions.

C’est sa troisième exposition solo à la Galerie Simon Blais. L’artiste y présente cette fois ci une série d’œuvres sur toile et sur papier. Machinations présente un univers abstrait, un monde virtuel sans gravité, dominé par la géométrie.

Du 19 octobre au 19 novembre à la Galerie Simon Blais, 5420 Boulevard Saint-Laurent, Montréal.

http://jeansebastiendenis.com/

Martine